Le Kenya et la Tanzanie ont signé en mai 2026 un accord bilatéral qui va bien au-delà du protocole diplomatique habituel. Procédures douanières simplifiées, coopération dans l'énergie et les transports, facilitation des échanges commerciaux : les deux voisins ont décidé de s'attaquer aux obstacles concrets qui freinent leur commerce depuis des décennies.
Le volume des échanges entre les deux pays atteignait 800 millions de dollars en 2024. L'objectif affiché est de le doubler d'ici 2030. Agriculture, industrie manufacturière, technologie : trois secteurs identifiés comme prioritaires, trois domaines où les complémentarités entre les deux économies sont réelles et exploitables.
L'accord a été signé dans le cadre du sommet Africa Forward à Nairobi, qui réunit chefs d'État, entreprises et diaspora autour d'une vision commune du développement africain. La Banque africaine de développement, qui intensifie ses cofinancements sur le continent, accompagne plusieurs des projets d'infrastructure identifiés dans le texte.
Ce partenariat Kenya-Tanzanie arrive à un moment où l'intégration régionale africaine cherche des modèles concrets, au-delà des grandes déclarations. La Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) a besoin d'accords qui fonctionnent sur le terrain. Celui-ci a toutes les chances d'en être un.


