L'Afrique affichera une croissance de 4% en 2026 selon les dernières projections de la Banque africaine de développement — un chiffre qui dépasse la moyenne mondiale et qui tranche avec le pessimisme ambiant sur l'état de l'économie globale.
L'Éthiopie tire le peloton avec 9,2% de croissance attendue. Investissements publics massifs dans les infrastructures, boom du secteur des services : Addis-Abeba s'impose comme l'une des capitales économiques les plus dynamiques du monde, toutes régions confondues. Le pays n'a pas attendu les grandes puissances pour construire ses propres routes, barrages et corridors commerciaux.
Derrière l'Éthiopie, la Guinée, le Sénégal, le Rwanda et la Côte d'Ivoire devraient tous franchir la barre des 6%. Ce n'est pas un hasard : ces pays ont engagé des réformes structurelles profondes, diversifié leurs économies et attiré des capitaux là où d'autres ont stagné. L'Afrique subsaharienne, longtemps décrite comme un continent de crises, produit aujourd'hui certaines des histoires de croissance les plus solides de la planète.
La démographie joue en faveur du continent. Avec la population la plus jeune du monde et des ressources naturelles considérables encore largement sous-exploitées, l'Afrique dispose d'un potentiel que les investisseurs internationaux commencent enfin à prendre au sérieux — non plus par charité, mais par intérêt bien compris.


