Rabat, Capitale mondiale du livre 2026 selon l'UNESCO, accueille du 1er au 10 mai la 31e édition du Salon International de l'Édition et du Livre (SIEL). Neuf cent quatre-vingt-onze exposants venus de 60 pays, un pavillon africain inédit, et une ambition clairement affichée : faire de ce salon un espace où la littérature africaine prend la place qu'elle mérite.
Le pavillon dédié aux éditeurs africains est la nouveauté de cette édition. Togo, Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal, Ghana et 38 autres pays du continent y sont représentés. Ce n'est pas anodin. L'édition africaine a longtemps souffert d'un paradoxe : des auteurs talentueux, des lecteurs avides, mais des chaînes de distribution défaillantes et une visibilité internationale quasi nulle. Le SIEL 2026 entend changer cela.
Parmi les auteurs présents, des voix qui renouvellent en profondeur la littérature africaine francophone et anglophone. Romanciers ivoiriens qui décortiquent les fractures de la classe moyenne urbaine. Poètes sénégalais qui réinventent la langue française depuis Dakar. Essayistes camerounais qui interrogent le rapport de l'Afrique à sa propre histoire. Tous cherchent à toucher un public au-delà des frontières du continent.
Pour le Maroc, ce SIEL est une démonstration de force culturelle et diplomatique. Pont entre l'Afrique, le monde arabe et l'Europe, le Royaume affirme un positionnement de hub intellectuel régional qui dépasse largement le seul cadre du livre.


