À Londres, Bloomberg a reçu une délégation marocaine de haut niveau : ministère des Finances, Bank Al-Maghrib, Bourse de Casablanca. La rencontre n'a rien d'anodin. Bloomberg ne reçoit pas n'importe qui, et le Maroc ne déplace pas ses responsables financiers à Londres pour faire du tourisme.
Les discussions ont porté sur les opportunités d'investissement dans l'énergie verte, les infrastructures et l'immobilier commercial marocains, sur la modernisation des infrastructures de marché de la Bourse de Casablanca, et sur l'attraction de capitaux étrangers vers les instruments financiers du Royaume — sukuk, obligations vertes, fonds d'infrastructure.
Casablanca Finance City accueille aujourd'hui plus de 200 entreprises financières internationales. La place financière marocaine concurrence directement Johannesburg et Lagos pour attirer les sièges régionaux des grandes institutions mondiales. La présence de Bloomberg dans cette conversation confirme que Casablanca a quitté la catégorie des marchés émergents périphériques pour entrer dans celle des hubs financiers régionaux incontournables.
La Bourse de Casablanca affiche une capitalisation boursière supérieure à 70 milliards de dollars. Télécommunications, mines, agroalimentaire, immobilier : le marché offre une diversification sectorielle que peu de places africaines peuvent égaler. Pour les investisseurs africains qui cherchent une porte d'entrée vers les marchés de capitaux internationaux, le Maroc s'impose de plus en plus comme le passage obligé.


